Printemps dans les vignes

Cette année, notre région connaît un vrai printemps. Chaque jour amène un changement, une nouvelle fleur, la résurrection d’un arbre. Les nappes phréatiques se remplissent, les citernes débordent, et je regarde le coeur content la nature exploser de tous côtés. Bien sûr, le ciel capricieux soulève quelques froncements de sourcils ici et là, mais que voulez-vous, on est sudiste ou on l’est pas 🙂

Voici donc quelques citations en l’honneur du printemps, accompagnées de clichés de nos vignes.

S’il n’y avait pas d’hiver, le printemps ne serait pas si agréable : si nous ne goûtions pas à l’adversité, la réussite ne serait pas tant appréciée.
(Anne Bradstreet, Artiste, écrivain, Poète)

Il n’est pas d’hiver sans neige, de printemps sans soleil, et de joie sans être partagée.
(Proverbe serbe)

Un mot aimable est comme un jour de printemps.
(Proverbe russe)

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Façades du sud

Une maison reflète souvent son propriétaire, n’est-ce pas ? On pourrait commenter qu’elle reflète également son porte-monnaie, mais restons philosophique 🙂

Lors de mon retour en France, après un an passé en Angleterre, je me rappelle m’être émerveillée de la diversité de l’architecture. Le nord de l’Angleterre est plutôt connu pour ses rangées de petites maisons en brique rouges.

Parlons maintenant de nos maisons du sud. Le Var se caractérise par une forêt très dense, émaillée, ici et là, de petits villages. Jusqu’à récemment, ceux-ci vivaient plus ou moins en autarcie, de par leur situation géographique. Le village varois est typiquement strié de ruelles étroites, elles-mêmes flanquées de hautes façades rapprochées. Un peu austères en hiver, ces constructions garantissent une protection efficace contre les chaleurs de l’été. Ainsi, beaucoup passent leurs journées estivales à l’abri de murs bien épais, observant d’un oeil dubitatif le touriste errant sous le soleil de midi. Fondra, fondra pas ?

Je plaisante. Nous ne sommes pas si mauvais 😀 Mais j’en viens au but. Voici un canevas qui m’a été inspiré par nos façades varoises (il y a tout de même un intrus dans le lot :))

Mosaïque du sud

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Un blizzard dans le sud

Il est à noter que l’HIVER, dans le Var, est presque l’équivalent d’un gros mot. C’est la saison mal-aimée de tout le monde. D’ailleurs, “il fait froid”, et on s’en va généralement en vacances dans un pays chaud. Plus au sud. Exception faite, il est vrai, de la migration du ski qui s’effectue systématiquement au cours des vacances de février.

Que dire alors quand la neige s’invite au programme ! Même Météo France en est sans dessus dessous. C’est un spectacle assez rare … au sens large du terme. Oliviers ployant sous la neige (braves oliviers, toujours debout, dans la sécheresse interminable comme dans les intempéries), routes et chemins impraticables dès le premier centimètre de neige, … mais aussi supermarchés pris d’assaut avant les intempéries, conversations sur “la neige qui est tombée” des lustres après les évènements … et si votre nez se met malencontreusement à couler, alors là, attention, vous êtes en train d’attraper FROID.

Bref, je me devais d’immortaliser les récentes intempéries sur ce blog 🙂 Admirez plutôt !

Faire feu de tout bois ? Espérons que non !

L’été est là et avec lui, son cortège de vacanciers. Je lisais aujourd’hui qu’en cette période, le Var double voire triple sa population. Mais attention mesdames et messieurs, dans un territoire couvert à 58% de forêt, il est nécessaire de connaître quelques règles 🙂 La preuve en est, ces feux impressionnants qui ont marqué les derniers jours …

Une amie me racontait :
J’ai vu un chauffeur de poids-lourd qui fumait sa cigarette. Je me suis dit : Où il va le jeter son mégot ?!
Quand je suis passée, je l’ai regardé mauvais, il a compris !

La scène m’a bien fait rire. Mais elle illustre bien la mentalité des gens d’ici. En venant d’ailleurs, on a du mal à imaginer qu’un simple mégot puisse causer un tel désastre. Et pourtant … De même, pétards, barbecues et machines pouvant provoquer des étincelles sont à proscrire.

Mais voici que l’horizon se remplit d’un panache de fumée. Panique ! Que faire ? Appeler la police, les pompiers ? Mieux vaut éviter, il faut laisser libre les lignes d’urgence. La solution est de visiter la page Facebook des pompiers du Var SDIS83. Là, on peut trouver des infos en temps réel sur les incendies, la situation des routes et autre …

Une autre ressource pour les geeks : il existe une application “Feux de forêt” disponible sur Android, qui vous donnera toutes les infos sur les feux autour de vous. Suivez le guide : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.montardy.feuxdeforet&hl=fr&referrer=utm_source%3Dandroidlogiciels

Et puisque nous y sommes, voici une petite vidéo dédiée à nos amis pompiers 🙂

Sur l’identité sudiste (2)

Quand j’étais petite, ma famille déménageait sans cesse. Pas étonnant, avec un père déménageur, ça devait courir dans nos gênes. Toute petite donc, j’ai été déraciné de mon village provençal, à l’époque une pacoule perdue dans les 63% de forêt qui couvrent le Var. C’était “la campagne des Marseillais”, comme on disait à l’époque. Pensez donc, au moment de la guerre, c’est là, loin de l’agitation et du rationnement de la grande ville, que les Marseillais venaient s’approvisionner. On survivait comme on pouvait … Là, pas de manque … pas non plus d’électricité.

Mais je suis née bien plus tard. Tout ce dont je me rappelle, c’était que notre maison donnait sur la fontaine, au centre du village. Il y avait aussi le petit voisin, avec qui je m’entendais bien ; je crois qu’on était né en même temps. J’allais à l’école maternelle, du moins quand ça me plaisait. Je m’en souviens, parce que j’ai une photo de moi en train d’empiler des cubes, mais plus occupée à sourire à l’appareil photo.

Il y avait aussi le bar du Cercle de l’avenir (il y en a un dans tous les villages), les vieux qui se prélassaient sur un banc du village sans bouger, la musique qui sortait par les fenêtres ouvertes. Mais ça, c’est ma mère qui me l’a raconté.

Et puis, on a déménagé. Et là, je fais avance rapide. Le sud-ouest, puis les montagnes froides de l’Isère. On me disait parfois que j’avais un accent qui “apportait le soleil”, mais je ne me suis jamais sentie déracinée pour autant. Ma mère, elle, parlait et chantait fort, s’habillait de couleur vive, cherchait à connaître les voisins et refusait de sorti tous les hivers. Tout au long de mon enfance, j’ai entendu des mots comme “Allez zou !”, “les tétés” …

Une fois, à la fin de la classe, j’ai dit à mes élèves : “Allez zou, dehors tout le monde !” Et eux, de rigoler : “La prof, elle a dit ‘zou’ ! “. Bien plus jeune, en 6ème, j’avais fait remarquer à une copine qu’elle avait de gros tétés. Elle m’a regardée avec des yeux ronds, en se demandant de quoi je parlais. “Ah, tu parles de ma poitrine !” Et elle s’est moquée de moi. Consciente d’avoir enfreint un code important, je suis rentrée chez moi humiliée, en accusant ma mère de m’enseigner des enfantillages.

Bien plus tard, on est revenu dans le sud. Et là, c’était le paradis. Tout le monde parlait avec tout le monde. Personne n’était particulièrement discret. Au supermarché, je m’arrêtais de faire mes courses, juste pour regarder les gens occupés à échanger les nouvelles, caddie contre caddie. Extraordinaire. Toujours dehors, les gens ne savaient plus quoi faire d’eux-mêmes dès qu’il faisait mauvais (ce qui arrivait rarement). D’ailleurs, il y avait toujours quelqu’un pour vous parler du temps (ponctuée d’un “Ca ne va pas durer !”). Et un jour, j’ai entendu une dame (une adulte !) parler de tétés. Tout s’est éclairé. Ma mère, Marseillaise déracinée, une vraie, m’avait parlé “le sudiste” ! Et ni les Gersois tranquilles, ni les Isérois réservés, n’avaient pu lui décoller ce caractère 🙂 Quant à moi, mes racines, aussi courtes soient-elles, m’avaient rappelée.

Voilà, messieurs dames, pour l’identité sudiste !

#TuViensDuSudSi

Je ne suis pas une fan de Twitter -tout en ne vivant pas à l’Age de pierre. Mais il se trouve qu’un hashtag plutôt rigolo circule en ce moment : #TuViensDuSudSi . Le principe, vous l’avez deviné, est de dire en quelques mots ce qui définit un habitant du sud, je dirais même plus un natif. Car nombreux sont ceux qui immigrent dans le sud à la recherche du soleil ; mais peu parviennent à se faire aux moeurs des sudistes, qu’ils jugent souvent “arriérés, bruyants, toujours en retard, peu fiables …” Il est bien vrai qu’on juge parfois mieux un fait en étant extérieur ; j’en appelle tout de même à votre clémence, messieurs-dames les jurés. Creusez un peu la surface et commencez par lire ces quelques perles de Twitter ; vous finirez par découvrir un identité en or :

#TuViensDuSudSi pour toi porter des collants après le 1er avril est une hérésie (@oiseaudeparis)

#TuViensDuSudSi quand il neige 1cm ça va dans le journal et tu filmes (@celialamare)

#TuViensDuSudSi le concept de “lettres finales muettes” t’est étranger. Enfin, plus ou moinsse. (@ZeldaDorant)

#TuViensDuSudSi tu dis “main’nant “au lieu de maintenant (sans pression on retire des syllabes) (@inesmiaB)

#TuViensDuSudSi pour toi 15 minutes de retard ce n’est pas encore être en retard. (@Liopeka)

#TuViensDuSudSi l’été t tellement habitué à entendre les cigales que tu te rends compte qu’elles sont là que quand elles arrêtent de chanter (@evee_r06)

#TuViensDuSudSi tu sais que l’été entre 11h et 16h c’est pas possible de faire autre chose que la sieste (@SosoTeKasse)

#TuViensDuSudSi quand je te dis 51 ta pas besoin de 45ans pour comprendre que c’est l’heure de l’apéro (@blaboblo)

#TuViensDuSudSi tu fais la bise en commençant par la droite (@valntie)

#TuViensDuSudSi tu mets de l’huile d’olive dans tes pâtes, dans tes légumes, sur ta viande, dans ton café, sur ta brosse à dents… (@TaniaKessaouti)

#TuViensDuSudSi t’insulte tout le monde en voiture (@mazetconstance)