Comment lutter contre la chaleur

Cet été, la chaleur a été telle que certains d’entre nous ne savent plus comment se rafraîchir. Voici une solution parmi d’autres 🙂

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Codette & Colette

Depuis environ un an, l’idée me travaille d’ajouter quelques gallinacées à notre foyer. Principal obstacle : le poulailler. Après avoir exploré maintes options, prête à baisser les bras, j’ai fini par apprendre que la mairie donnait des poulaillers, pour peu qu’on veuille adopter deux pensionnaires. Aussitôt dit …

Etape 1 : MONTER LE POULAILLER

Me voici en possession de mon poulailler. Si on m’avait dit qu’il fallait le monter … Je défais méticuleusement chaque paquet de planches, avant de réaliser que le fabricant avait certainement une idée derrière la tête pour faire ces paquets : un toit, un nichoir … Je suis parti du mauvais pied, vite, réorganisons tout cela !

Maintenant, voyons le mode d’emploi. D’abord, comment se fait-il que les mensurations ne correspondent pas ? Sans compter que le poulailler du schéma n’a rien à voir avec le mien … Quant au petit parc inclus, il ne peut qu’être agrandi ; c’est des poules que je veux, pas des criminels en cellule d’isolement ! Quoique ce serait efficace face aux prédateurs !

Etape 2 : LES PENSIONNAIRES

Une fois ces divers écueils derrière moi -je vous passe les recherches qu’ont nécessitées le foin, la nourriture et les accessoires- il est temps d’aller chercher ces fameuses poules ! Comme on dit chez moi, quand on les aura enfin, de quoi on parlera ?

A la ferme, ni une ni deux, l’éleveur empoigne deux poules par les ailes et me les entasse dans un carton à peine plus gros qu’une boîte à chaussures. “C’est tout ce qu’il vous fallait ?” Moi qui m’était tellement préparée à les accueillir, je m’attendais au moins à une cérémonie !

Etape 3 : L’AMMENAGEMENT

La boîte à chaussures a fait le chemin du retour avec moi et ses occupantes se sont vues présenter leur hôtel particulier.

Maintenant, je les observe à travers le grillage … Pas de réaction. Elles se sont empilées dans un coin. Je les comprends, si on m’avait traitée comme ça … Leur auge est à 50 cm, mais comme elles n’ont pas l’air de la voir, je la leur mets sous le nez. Il ne faudrait pas qu’elle meurent de faim le premier jour !

Bon, les Cockdoodles, je vous laisse à votre adaptation et je m’en vais vous trouver un nom : Chicken & Run, Tic & Tac, Cot & Codette … Ma mère dit que les poules, c’est bête. Du coup, j’ai même pensé à les appeler Einstein et Freud, pour relever le niveau …
Finalement, nous nous sommes décidées pour Codette et Colette.

Eau : fait. Nourriture : fait. Foin : ok. Ah, il faudra aussi que je leur présente le chat …

Chroniques de l’été

Hier, alors que j’arrosais, le chat du voisin s’est pointé. Le gros, celui qui a le ventre qui traîne et qui est couleur caca d’oie. Bon, là, j’exagère peut-être un peu. D’abord, je l’ai un peu mouillé ; puis, j’ai regardé notre chat, pour voir s’il allait au moins défendre son territoire. Mais même pas. Il est parti se balader avec ce grand chat affreux. Après quoi, je lui ai dit : “Dis, tu pourrais pas choisir un peu tes fréquentations ?”

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Lui, c’est notre chat. C’est son premier été. Et il faut tout lui apprendre, y compris de boire suffisamment. Pour cela, je dois tremper mes doigts dans sa gamelle et lui faire lécher ; puis, il se met à boire.

Régulièrement, je lui mouille la fourrure, histoire de le rafraîchir. A ces moments-là, je me sens l’âme d’une maman. D’ailleurs, la vraie, la mienne, m’a suggéré de le passer sous la douche. Devant mon refus, elle a dit : “Je vais voir si ta soeur veut se faire griffer avec moi.” Ma soeur, elle a renchérit : “On pourrait l’enfermer dans la cabine de douche, pour ne pas se faire griffer …” Outrée de telles idées, j’ai usé de toute mon autorité de patronne (du chat) pour y opposer mon véto le plus ferme.

SUR L’AUTOROUTE, EN REVENANT DES VACANCES

A un automobiliste indécis :
“T’as qu’à doubler à gauche ! Moi, je reste au milieu, il y a des camions à droite ! … Ouhlà, il avait pas l’air content !”

A un automobiliste qui nous donnait des marques de sympathie :
“C’est vrai qu’ils en font ! Mais normalement, quand il gueulent, on ne les entend pas. Une fois, j’ai vu un homme qui s’époumonait ; j’ai compris qu’il s’énervait après moi, alors je lui ai dit : Qu’est-ce qu’il y a ?”

En longeant la forteresse de Mornas :
“C’est ragique d’habiter là ! Il y a des trous partout. Il y en a même un qui est allé se faire une maison dedans !”

LES SUDISTES A LA MONTAGNE

Bien sûr, nous avons des montagnes dans le sud. Il y a même de la neige, pour tout vous dire. Mais là, je parle de HAUTE montagne : j’ai nommé la Suisse !

Voilà donc nos petites sudistes parties, non sans une discussion préalable sur le temps (on parle tout le temps de la météo chez nous !) pour savoir s’il allait faire VRAIMENT froid ; si 5°C, c’était vraiment froid ; ou quel genre de vêtements il fallait prendre … Pensez donc, quand vous avez une moyenne de 12° pendant tout l’hiver, avec des pointes à 20°, dur dur d’imaginer LE FROID 🙂

Finalement, nos bagages se sont tout de même enrichi d’écharpes (légères), de bottines (plutôt classes et, nous devions le découvrir par la suite, non imperméables) et de chaussettes de coton épais (Laine ? Connais pas !).

En Suisse, nous nous sommes trouvées perchées dans un petit nid tout de bois vêtu, un peu en altitude (heureusement, le plus proche voisin était un lama, la bête, j’entends) et … surchauffé. Qu’à cela ne tienne, nous nous sommes consolées avec le chocolat dont le logis était abondamment pourvu.

Tout allait bien, jusqu’à ce que … le troisième jour de notre périple, nous sommes sorties comme d’habitude, balayant le temps d’un revers de gant (un seul, l’autre s’était perdu en route). Des nuages, que des nuages …  Nous étions bien décidé à profiter de la journée.

Mais le temps en décida autrement. Soudain, les nuages se transformèrent en véritable tempête de neige, piégeant nos infortunées sudistes loin de leur pied-à-terre … et sans pneus neige. Pour notre défense, sachez que c’est tout de même difficile d’imaginer une tempête de neige lorsqu’on a 20° à l’extérieur, comme c’était notre cas avant de partir. Précisons aussi que c’était la première véritable chute de neige de la saison sur la lac Léman, et que beaucoup de Suisses ont eux-mêmes été pris au dépourvu (oui, oui !), voire pris au piège.

L’aventure s’est soldée dans un garage, après plusieurs montées qui nous ont vues faire un usage intensif du frein à main (et de la prière), et une descente qui n’en finissait plus (6 kms) … Indemnes, secouées, nous avons tout de même trouvé des pneus neige pour encourager un peu la voiture et nous porter sur des chemins toujours moins bien déneigés, jusqu’à un toit et un bon chocolat chaud.

Parlez-moi de dépaysement …

SUR LA PHILO, PRENDRE SON PIED & COHN-BENDIT

A la maison, on discutait philosophie :

“Au pire, la philo, ça va pas t’éclairer, ça va te détraquer.
– Ah ouais, tu te souviens, ce reportage où on voyait des gens bouffer des frites ; ils disaient ‘On est épicurien ! ‘
– C’était ça, en mai 68, renchérit maman, qui était à l’université à cette époque. Cohn-bendit, il disait ‘Prendre son pied’.
-En danse classique aussi, ça existe, prendre son pied. Tu le prends et tu le lèves !”

RETROSPECTIVE DES REPAS DE FETE

A table, à la fin d’un bon repas.

Charlotte : J’ai trop mangé, je vais exploser.
Maman : Je vais te faire une tranche de poulet !
Charlotte : Ah non, si tu me fais manger plus, je vais devenir agressive.
Juliette : Un foie gras de Charlotte …
Charlotte : Tu me gaves !

C : Maman, tu me fais mon café ?
M : Ok ! …. (Un peu plus tard) Charlotte, tu viens ? Ton café, il est fait, mais je le boirai pas pour toi !

ON A PERDU LE CHAT

La voisine, à qui je demandai si elle avait vu mon chat, me répondit :

« Et oui, il y a des fous qui tuent les chats. Moi, j’en ai deux qui ont disparu. »
Merci madame, je me sens mieux maintenant.

Ou alors … c’est la même histoire que le chat mégalo de Gad Elmaleh (sketch : Les chats ne servent à rien). Si je mets une image de lui à la porte, ça suffira peut-être à le ramener ? Voyez plutôt …

MAMAN EST MALADE

« Je n’en reviens pas tout ce qui sort de mon nez. Je dois en avoir plein la tête ! »

Maman malade, trempe sa cuillère dans le miel.
Juliette (à sa soeur) : « Je te conseille de ne pas manger de miel ! »
Coryza : définition par maman : c’est quand on éternue à se faire sauter la tête.

Juliette : Maman, n’essaie pas de ressembler à un mannequin quand tu es malade !